Je suis un acteur économique

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DEVENIR UN INDUSTRIEL ENGAGÉ

Soumises à des réglementations depuis les années 1970, les industries doivent veiller à leurs émissions de polluants. Outre les limites d’émissions à respecter, les entreprises industrielles doivent participer à la protection de l’atmosphère en organisant les déplacements de leurs salariés via des solutions durables préservant la qualité de l’air ( covoiturage, flotte de véhicules électriques, parc de stationnement à vélos, etc…)

La plaquette du PPA (2017-2020) à l’attention des industriels

Une synthèse du Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) a été réalisée afin d’expliquer aux industriels franciliens les enjeux de ce plan, ainsi que les comportements à adopter pour reconquérir au quotidien la qualité de l’air. Deux versions d’un même document sont disponibles :

  • Une version « lecture en ligne » permettant de lire instantanément le contenu de la synthèse,
  • Une version « dépliant imprimable » que chacun peut télécharger et imprimer, en prenant soin d’assembler les trois feuilles recto/verso afin d’obtenir un dépliant de six pages (voir illustrations ci-dessous).

Version « lecture » :

 

Télécharger la plaquette « version lecture »

 

Version « dépliant imprimable » :

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ELABORER UN PLAN DE MOBILITE

Les plans de mobilité sont des outils au service de tout employeur souhaitant favoriser les déplacements durables des personnes et des biens liés à son activité.

L’article 51 de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte a rendu obligatoire les plans de mobilité pour les entreprises d’au moins 100 salariés sur un même site au 1er janvier 2018. Près de 6 500 entreprises franciliennes, représentant près de 2 millions de salariés, sont ainsi concernées par cette obligation de mettre en place un plan de mobilité, qui sera soumis à l’approbation des instances de l’entreprise.

Le plan de mobilité, élaboré en concertation avec les salariés de l’entreprise ou dans une approche inter-entreprises, permet :

• d’encourager les modes alternatifs à la voiture et de développer le covoiturage ;

• d’encourager l’utilisation de transports plus vertueux pour l’environnement ;

• de réduire les besoins en déplacements générés par l’activité de l’entreprise ;

• d’améliorer la sécurité des déplacements domicile- travail et professionnels ;

• de rationaliser les coûts des déplacements dans le bilan de l’entreprise ;

• d’améliorer la qualité de vie au travail.

Les plans de mobilité s’attachent également à réduire l’empreinte environnementale des déplacements professionnels, voire des flux entrants et sortants (fournisseurs, clients).

 

Télécharger la plaquette de l’annexe de l’arrêté préfectoral sur les plans de mobilité

Ile-de-France mobilités et le réseau Pro’mobilité ont mis en place un site internet dédié à ces plans de mobilité. Outre de nombreuses informations et guides pour leur élaboration, le site est une plate-forme permettant de déclarer son plan conformément à la réglementation en vigueur.

Pour plus d’informations : http://www.plansdemobilite-iledefrance.fr/

 

Les enjeux du monde agricole pour la qualité de l’air

L’Ile-de-France, un territoire de grandes cultures

L’Île-de-France, avec ses 12 millions d’habitants et ses grandes agglomérations, est aussi une région agricole importante : les terres agricoles (595 000 ha), réparties sur près de 4 700 exploitations, représentent 49% du territoire francilien. Les grandes cultures (céréales, oléagineux, betteraves, protéagineux, etc.) forment la majeure partie (62%) de la valeur de la production francilienne, le blé constituant 41% dans la production céréalière. Le maraîchage reste aussi très présent, notamment dans la production de salades (hors laitues, 1ère région productrice), d’oignons blancs et de cresson (2ème région) et de radis (4ème région). 5% des exploitations commercialisent tout ou partie de leur production en circuits courts. Compte tenu du faible nombre d’élevages dans la région, l’agriculture francilienne contribue essentiellement aux émissions d’ammoniac volatilisé par l’épandage d’engrais sur les cultures.

Le secteur de l’agriculture émet directement des particules et des oxydes d’azote représentant respectivement 15 % et 3 % des émissions régionales. Par ailleurs, les activités agricoles sont la principale source d’émission d’ammoniac (NH3), représentant à elles seules 93 % des émissions régionales.

Quelles sont les principales sources d’émissions de l’agriculture francilienne ?

L’agriculture participe à la pollution atmosphérique francilienne en émettant des polluants dits « primaires » et des polluants dits « secondaires ». Les différentes activités émettrices de polluants atmosphériques primaires dans l’agriculture en Ile-de-France sont :

  • l’usage des engrais minéraux azotés dans les cultures céréalières (émissions de NH3) ;
  • le travail du sol : labours, moissons (émissions de particules) l’utilisation d’engins mobiles non routiers de l’agriculture (émissions d’oxydes d’azote et de particules) ;
  • les installations de chauffage comme pour les serres (oxydes d’azote et particules) ;
  • La gestion des résidus et le brûlage à l’air libre des déchets verts (interdit par la loi).

L’usage d’engrais azotés d’origine organique ou minérale, conduit à des émissions d’ammoniac (NH3). Une fois volatilisée, cette molécule se combine dans l’atmosphère avec des acides issus de l’industrie ou des oxydes d’azote dus au trafic routier pour constituer des particules fines dites secondaires (PM10), favorisant ainsi le dépassement des valeurs limites réglementaires. La détection de nitrate d’ammonium dans les échantillons de particules prélevés en Île-de-France témoigne de la contribution de l’agriculture à la pollution aux particules.

La pollution atmosphérique impacte le monde agricole

 

La pollution à l’ozone a des conséquences sur les rendements agricoles

Oxydant puissant, l’ozone agit sur les processus physiologiques des végétaux, notamment sur la photosynthèse, ce qui provoque des baisses de production des cultures. Des expérimentations menées par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) ont montré que ces baisses pouvaient atteindre entre 5 et 10 % pour des cultures de blé. Cependant, cette estimation reste expérimentale et le rendement est influencé par d’autres facteurs (qualité du sol, météorologie, techniques, formes et moments d’apports azotés, etc…).

Les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique

Les agriculteurs sont également exposés à la pollution atmosphérique et en subissent les conséquences.

Comment l’agriculture peut limiter ses émissions

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Le travail du sol, une activité émettrice de particules primaires

Les activités de labourage et de semis ainsi que la récolte des cultures représentent la principale source de particules primaires. Le passage fréquent d’engins, le vent, la sécheresse et les sols nus constituent les principaux facteurs influençant ces émissions.

Dans la mesure du possible, pour limiter les émissions, les agriculteurs peuvent :

  • réduire le nombre de passages des engins lors de la préparation du champ, de la fertilisation ou de l’entretien de ce dernier ;
  • limiter ces interventions dans des conditions de vent faible ;
  • favoriser le maintien d’une végétation (haies harborées) / mettre en place une couverture du sol en interculture adaptée;
  • mettre en œuvre des techniques de travail simplifié du sol (travail cultural sans labour ou TCSL) visant à préparer le sol à des profondeurs variables mais sans retournement de la terre telles que le pseudo-labour (mélange de résidus en surface au sol et ameublissement des 15 à 30 premiers centimètres sans retournement), le travail superficiel (mélange des résidus de culture laissé en surface pour limiter l’érosion, sans retournement du sol) ou le strip-till (Implantation de cultures dans une bande de terre travaillée sur une profondeur de 15 à 23 cm). Ces techniques permettent une augmentation de la teneur organique du sol et limitent les envols de poussières.

Le brûlage à l’air libre, une source de particules très fines

Le brûlage à l’air libre des déchets verts est une source importante de particules. 50 kg de végétaux brûlés à l’air libre émettent autant de particules qu’un parcours de 18 000 km effectué avec une voiture essence ou 6000 km avec une voiture diesel.

Hors dérogation spécifique accordée par le Préfet, cette pratique est interdite en Ile-de-France. Le non-brûlage des résidus de culture est une des conditions prises en compte pour l’octroi aux agriculteurs des aides directes soumises à la conditionnalité.

Il convient de chercher à valoriser ses déchets verts par le compostage ou la méthanisation.

L’épandage à l’origine des épisodes de pollution atmosphérique printaniers

Lors de l’épandage d’azote sur les cultures, une partie se volatilise dans l’atmosphère, formant des particules secondaires par combinaison avec les particules de NOx. Pour autant que les conditions météorologiques s’y prêtent, les épandages d’azote au printemps concourent à l’émergence d’épisodes de pollution dans la métropole francilienne. Des solutions existent pour limiter ces émissions de particules :

  • Optimiser la fertilisation azotée (fertilisation localisée, outils de pilotage, bandes double-densité…)
  • Privilégier les engrais les moins volatils (ammonitrates ou avec inhibiteurs d’uréase…) ;
  • Enfouir les engrais les moins volatils dans le sol.

 

Le défi AGRI 3 du PPA vise à évaluer l’impact sur les émissions de NH3 du fractionnement du second apport azoté sur céréales d’hiver par la mise en œuvre d’un programme de recherche associant chambres d’agriculture d’Île-de-France avec divers organismes de recherche.

UN SECTEUR AÉRIEN ENGAGÉ

 

Les enjeux du secteur aérien pour la qualité de l’air

En 2016 le trafic en métropole était de 149 840 000 de passagers et 1 394 000 de mouvements. Les aéroports franciliens représentent une part prépondérante de ce secteur avec 97 218 000 passagers et 769 000 mouvements pour les aéroports de Paris- Charles de Gaule, Paris-Orly et paris- Le Bourget.

La part du trafic aérien dans les émissions atmosphériques franciliennes

Le secteur aérien représente 7 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx) en Ile-de-France et 2 % des émissions de particules fines. Les émissions prises en compte pour cette évaluation sont les émissions des aéronefs au décollage, à l’atterrissage et au roulage (cycle LTO) et les émissions des activités au sol des plates-formes aéroportuaires (centrales thermiques, centrales alimentant les avions en électricité, …).

Le cycle LTO permet, notamment, de quantifier les émissions du trafic aérien en-dessous d’environ 1 000 m d’altitude au sein même de la couche de mélange, où nous respirons et où les émissions ont un effet direct sur la qualité de l’air à l’échelle locale ou régionale

Au-delà de 1000 m, les émissions ont un impact local négligeable en raison des phénomènes de transport et de dispersion des polluants.

L’évolution du trafic influence les émissions

Le trafic aérien, en nombre de passagers et quantité de fret transporté, va croître d’ici 2020. En revanche, il est prévu que cette augmentation se fera à nombre de mouvements quasi constant. Le nombre de mouvements se maintiendrait donc au niveau de 2015 avec un peu plus de 700 000 mouvements pour Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly après avoir culminé à 790 000 mouvements en 2008 pour ces deux aéroports. L’évolution du trafic passagers et fret sur Paris-Orly où le nombre de mouvements est déjà plafonné et à Paris-CDG découle d’une augmentation de l’emport moyen. En conséquence, le secteur contribue par une augmentation très légère des émissions atmosphériques pour 2020 alors que tous les autres secteurs d’activités contribuent à la baisse des émissions.

Les défis et actions du secteur aérien pour la reconquête de la qualité de l’air

Au-delà des normes d’émissions fixées pour les réacteurs principaux des avions, les acteurs du secteur aérien peuvent avoir un rôle essentiel dans l’effort régional pour passer sous les valeurs limites de qualité de l’air.

Ainsi le Plan de protection de l’atmosphère d’Ile-de-France prévoit 3 défis à relever par ce secteur déclinés en 5 actions :

  • Diminuer les émissions des APU et des véhicules et engins de pistes au sol (Défi AE1). Il s’agit de limiter l’utilisation des APU (Auxiliary Power Unit, turboréacteur embarqué, situé en général à l’arrière du fuselage, qui permet à l’avion d’être autonome en escale pour l’air et l’électricité. Il s’agit également d’opter pour des équipements moins polluants.

Les restrictions des temps d’utilisation des APU visées par le défi AE1 sont les suivants :

Moyens de substitution disponibles et en fonctionnement (électricité et climatisation)
APU avant départ : 10 mn APU après arrivée : 5 mn et temps nécessaire à la mise à disposition des moyens mobiles
Moyens de substitution manquants (Électricité ou climatisation ou les deux)
Avant départ : 60 ou 80 mn (aéronefs>140 T) Après arrivée : 30 mn ou temps nécessaire au débarquement pax, déchargement soutes et opérations liées à la touchée
  • Diminuer les émissions des aéronefs au roulage (défi AE2). Le défi consiste à déployer sur les aéroports la Gestion locale des départs (GLD) permettant, par une prise en compte de toutes les contraintes, d’optimiser le temps de roulage des avions. La deuxième action du défi consiste à encourager l’utilisation d’un moteur en moins lors de la phase de roulage de l’avion.
  • Le dernier défi du secteur prévu par le PPA est d‘améliorer la connaissance des émissions des avions et de communiquer ces émissions pour inciter les compagnies à la réduction de ces émissions.

 

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